CRÉATION 2021

Le Vertige des Girafes

TEXTE, MISE EN SCÈNE, MUSIQUE
Jules Jacquet

JEU
Delphine Meilland

LUMIÈRES
Paul Berthomé

DÉCORS
Paul Berthomé et Alexandre Hulak

La Charpente, lieu de création

PRODUCTION
Collectif Le Poulpe 

CO-PRODUCTION
EPCC Issoudun / Centre Albert Camus, Issoudun (36) — Ville de Château-Renault (37) — L’Atelier de Fabrique Artistique du Cher : Le Luisant, Germiny-L’Exempt (18) — La Carrosserie Mesnier, Saint-Amand-Montrond (18) — Le Carroi, Menetou-Salon (18)

SOUTIENS

DRAC Centre-Val-de-Loire – Région Centre-Val-de-Loire Conseil Départemental d’Indre-et-Loire Ville de Tours (37) La Charpente – lieu de création, Amboise (37)

RÉSIDENCES

Le Rexy, Saint-Pierre-des-Corps (37) — Les Quatre Vents, Rouziers-de-Tourraine (37) — Le 37ème Parallèle, Tours (37) — Salle des Fêtes, Saint-Jean-de-Braye (45) —Antre Peaux, Bourges (18)

REMERCIEMENTS

Aline Meilland

ADMINISTRATION ET DIFFUSION
Les Filles du Jolivet
diffusion@lesfillesdujolivet.com / 06 98 57 88 75

CALENDRIER 

2020 / 2021

> Le 5 mars 2021 à 11h [PRO]
Centre Culturel Albert Camus, Issoudun (36)
En savoir plus…

> Le 17 avril 2021 [report en cours]
Le Luisant, Germigny-l’Exempt (18) 

2019 / 2020

> [CHANTIER] le 24 octobre 2019 à 16h
37ème Parallèle, Tours (37)

PRÉSENTATION

Le Vertige des Girafes est le portrait d’une jeune femme seule, rêveuse et pas tout à fait adaptée au monde dans lequel elle évolue. Elle erre dans son appartement, parle toute seule, repasse en mémoire certains détails des échanges qu’elle a avec son collègue à la bibliothèque, donne des concerts à sa plante verte, réfléchit beaucoup, philosophe, analyse tout, et puis elle rêve aussi. Elle s’imagine tout un tas de choses, se fait des films, imagine ses futures interviews, projette des situations dont elle change les dialogues à volonté, et vit tout de cette façon : par procuration. Parce que c’est moins risqué. Mais aussi parce que c’est une pathologie : le trouble de la rêverie compulsive. Elle perd pied dans ses songes jusqu’à ne plus distinguer le réel de l’imaginaire, elle plonge dans son inconscient et y fait parfois des rencontres imprévues. Elle n’y peut rien, elle est comme ça, elle se sent comme une girafe qui aurait le vertige.

Nous souhaitons, à travers ce portrait, explorer la solitude comme un terrain de jeu dans lequel nous observons à la loupe les pensées, les digressions et les projections qu’elle occasionne. Son trouble de la rêverie compulsive, sa pensée en arborescence et sa réflexion constante font d’elle une personne hypersensible, haut potentiel, qui n’a de cesse que de mettre en balance des infimes détails du quotidien avec des questions profondément existentielles. Ce personnage est pensé comme un miroir déformant dans lequel nous pouvons tou.te.s reconnaître, sous des traits exacerbés, nos questionnements, nos habitudes, notre rapport à la solitude. Il est aussi pour nous une façon de donner de la valeur aux petites choses, aux détails du quotidien, à la « petite vie », et tenter par là de participer à rendre le monde un peu plus sensible.

©Jules Jacquet